ARDECHE 2024, 40 ième édition. Récit du dossard 718

ARDECHE 2024, 40 ième édition. Récit du dossard 718

ARDECHE 2024, 40 ième édition. Récit du dossard 718.

L’affaire se prépare depuis longtemps au club, le Marathon International des Gorges de l’Ardèche, le MIGA, à ne pas confondre avec les MAGA, est inscrit au programme des courses open du pagaie Orléans métropole (POM), le 10 Novembre 2024.

Vincent a donc créé le groupe Whattsap le 13 Septembre, 456 messages échangés depuis, et Samuel s’est chargé de l’organisation. Il a réservé des chambres au CREPS de Vallon Pont d’Arc, pile poil sur le lieu de départ de la course, au lieu-dit « la petite mer ». Les chambre de trois sont toutes neuves et très fonctionnelles.

Nous serons 19 participants, 4 paddle, Ambre, Fabien, Kevin et Gabriel, leur course, la « Art’River stand up paddle » fait 27 km, 3 K1, Julien, Eric et Paul, et 6 K2, Annick et Bruno, Patrick et Sophie, Nathalie et Christophe, Sandrine et Stéphane, Nadine et Samuel, Patrice et Vincent, qui feront le marathon, soit 34 km.

Thierry et Nathalie devait être des nôtres, finalement seul Thierry est présent, il assurera un rôle clé, le chauffeur qui fera les navettes et accompagnera les paddles sur leur lieu de départ, puisqu’ils partiront un peu en amont à 9 heures, les autres embarqueront du lieudit « la petite mer » à 11 heures.

Les bateaux ont été préparés, et bichonnés les semaines précédant le départ, la sécurité sur une rivière étant une priorité. Quelques semaines avant le départ, de fortes précipitations ont fait augmenter le niveau de l’Ardèche à plus de 9 mètres, le niveau dépassant alors la dernière crue en date de 2016, mais finalement, la rivière a retrouvé son niveau normal, et le départ est fixé au 9 Novembre.

Le 8 dans l’après-midi, le chargement des bateaux sur les remorques commence à l’Ile Charlemagne, la base médiane du club, entre celle de St Jean la Ruelle en aval et celle de St Denis en Val en amont, sous la haute autorité de Patrick. Vincent et Patrice sont allés chercher d’autres matériels à St Denis, tandis qu’une remorque est aussi chargée à St Jean. Au total, c’est trois camions et deux remorques qui partiront.

Départ le 9, rendez vous à 7 heures pour charger les affaires, passage à St Denis pour laisser les voitures, et direction l’A71, Vierzon, Bourges. A-t-on oublié quelque chose, d’essentiel ?

Première pause-café avant Clermont Ferrand, Christophe distribue ses madeleines, Vincent nous montre son beau gâteau que nous ne mangerons jamais finalement.

Nous repartons quand soudain, un message s’affiche sur le groupe : Est-ce que Gabriel est dans votre camion. Non pas ici, pas là non plus, en fait il est dans le camion de Vincent qui s’amuse à nous faire peur. Cela sera un fil rouge de ces déplacements, et au final personne ne restera en rade sur une aire d’autoroute.

Nous prenons de l’essence à l’Intermarché de Cohade, et Nadine, qui furète à droite à gauche revient au camion avec une massette et un burin qui gisaient dans l’herbe. Demain le chantier local sera à l’arrêt par manque d’outils.

Déjeuner sur la N102, dans le charmant petit village de Chonnette ou nous nous sommes déjà arrêtés une autre année, Patrick, notre chauffeur, réussi à coincer le camion et la remorque sur le parking en voulant faire demi-tour. Reprise de la route, passage à Costaros à 13h13, la température affichée dans le village est de 13°, il ne faut pas être superstitieux ! La colonne file vers Aubenas, puis nous empruntons une petite route sur les hauteurs qui passe par Lagorce. Elle nous donne un avant-goût des paysages qui nous attendent, et nous amène à Vallon pont d’arc directement à proximité du CREPS. L’emplacement est idéal, juste à côté de la rivière que l’on entend s’ébrouer en contre bas. Un escalier mène directement au pied du parcours d’eau vive, premier contact avec l’eau, elle n’est pas si froide. Dépôt des affaires dans les chambres respectives, puis départ à pied pour aller au village des exposants et sous le chapiteau retirer nos dossards et la « dotation », première occasion de boire une bière. Retour au CREPS, nous collons nos stickers numéros sur les bateaux, qui passeront la nuit bien à l’abri dans le parking fermé. Vers 19 heures, nouveau départ vers le chapiteau pour la cérémonie d’ouverture. Comme c’est la 40ième édition, l’organisation a invité les 7 fondateurs de l’épreuve à faire la descente dans un C9, une grosse embarcation, qui comme son nom l’indique peut contenir 9 participants. Les champions de kayak se succèdent sur la scène, dont quelques récents médaillés olympiques et paralympiques. Cette année, il y a 17 nationalités, et environ 1800 participants, dont une centaine de paddle sup.

Nous allons chercher notre repas, un couscous veggie, avec une sauce harissa verte, et des légumes colorés et parfaitement cuits. Une caillette, sorte de fromage blanc agrémenté de graines broyées le tout arrosé de miel. Repas diététique en vue des efforts qui nous attendent. Retour au logis, chacun fait son lit et allongé au calme, envisage la course de demain avec plus ou moins d’impatience, et/ou plus ou moins d’appréhension.

Dimanche 10 Novembre, 7h20, le réveil sonne chambre 11, nous ouvrons un œil, pour ceux qui dormaient encore, pour voir émerger du brouillard dehors quelques silhouettes errantes. Il s’agit des paddle men accompagnés de Thierry, qui cherchent désespérément le petit déjeuner. Comme leur course commence à 9 heures à Pont d’Arc, ils sont déjà sur le pied de guerre. En fait, les petits déjeuner seront pris à l’hôtel « le clos des bruyères » à quelques encablures. Nous commençons à nous équiper en échangeant sur la persistance ou non du brouillard et des tenues adéquates. Thierry qui à déposer les paddles et qui file vers St Martin nous envoie une photo des gorges dans lesquelles stagnent les nuages sous un soleil radieux. Effectivement, le brouillard se dissipe, laissant entrevoir une belle journée ensoleillée. 10h15, en tenue de combat, les gladiateurs de la rivière amènent leur bateau auprès de l’eau, quelques mouvements pour s’échauffer, et les premiers embarquements commencent, la tension monte. Des dizaines et des dizaines d’embarcations se posent tour à tour sur l’eau, comme une myriade d’insecte, et commence alors un ballet nautique assez brouillon, de tout ces bateaux qui montent et descendent en attendant le départ, qui est donné un peu en contre bas. 10h50, le starter prend la parole et rappelle quelques consignes sur l’ordre de départ en trois lignes, les élites, les bateaux composites et les bateaux plastiques. Beaucoup s’accumulent pile sur la ligne, d’autres restent un peu en retrait pour éviter les accrochages.

A 11h00, le départ est donné, les élites partent comme des balles, les autres se bousculent dans le premier goulot d’étranglement, les pagaies s’entrechoquent, des cris fusent. Une longue file se forme et ondule telle un serpent aquatique dans la ligne droite qui suit, les pagaies qui virevoltent dans l’air luisent sous le soleil de la matinée, projetant des nuées de gouttelettes qui irradient et diffusent la lumière comme autant des pierres précieuses en suspension. La situation est tendue, chacun se concentre pour éviter des se faire emboutir par les voisins, parfois peut respectueux. La rivière est bondée comme les couloirs du métro aux heures de pointe. Après environ 3 km, il faut négocier un virage à droite assez sec et son train de vagues afférent, qui secoue les bateaux : le marathon est vraiment parti.

Plus loin, les sifflets de la sécurité résonnent indiquant l’approche du fameux passage enroché « Charlemagne », à droite, çà gauche ça passe, au milieu, ça casse. De suite passé, on remarque l’imposante masse de l’arche du pont d’Arc qui de découpe dans le ciel azur.

Elle semble posée là pour comme une gueule béante qui engloutirait les téméraires s’y aventurant, telle la baleine de Jason, la limite d’horizon des plus gros trous noirs, la frontière d’où il n’est plus possible de revenir, la seule issue étant d’aller de l’avant. Nous nous y engouffrons. Et puis s’enchaine alors sur presque 30 km les parties calmes et agitées, ou chacun cherche le meilleur passage pour éviter un drossage du coté abrupt de la paroi grisâtre, et le contre le long d’une grève de l’autre côté. A tout choisir, mieux vaut faire une boussole dans le contre que de se faire laminer dans les vagues de retour de paroi. Avec un débit d’environ 60 m3/s, de nombreux bateaux de descente chavirent au gré des flots tumultueux. Les zones d’ombre et de soleil se succèdent, les gorges, creusées dans un plateau calcaire sédimenté durant des millions d’années, semblent observer impassibles les petits humains qui s’agitent en file indienne en cotre bas. Elles en ont vu passer d’autres.

Pour les amateurs de paysage grandiose, donc les petits humains, cet environnement minéral beige et ocre impose respect et humilité, d’autant que les trains de vagues et les mouvements brusques d’eau cachent quelques pièges dans lesquels il est facile de tomber, pénétrant dans l’onde sirénale qui de la rivière qui réclame son tribut à ceux qui ne savent pas la comprendre, ceux qui au lieu de l’effleurer la brusquent, ceux qui au lieu de s’y lover, de l’épouser, la contraignent. De temps à autre, la sécurité récupère les naufragés d’un jour, tandis que la solidarité de certains participants empathiques en sauve d’autres. Après bien des péripéties, la dent noire, la Toupine de Gournier, la Pastière chaque concurrent arrive au bout du défilé. Certains y puissent une énergie nouvelle pour appuyer encore plus fort sur les pagaies, en quête d’un gain de temps ultime, marquant leur prouesse du jour, d’autres, vidés nerveusement de tant d’obstacles vaincus, se meuvent lentement vers la ligne d’arrivée, presque étonnés de la douceur et du calme retrouvés, savourant ces instants dans un relâchement du corps et de l’esprit qui frise la béatitude, en contemplant les vieilles bâtisses baignées de soleil qui se détachent des hauteurs. Et puis, le pont de St Martin sur Ardèche apparait, limite de l’aventure, les quais apparaissent avec leur animation festive de ce jour de compétition. Une dernière bouée noire à contourner pour remonter à contre-courant et franchir la ligne d’arrivée 100 mètres plus loin, et les amis qui sont là qui vous aident à sortir de cette coquille qui vous a porté pendant plus de deux heures et avec laquelle nous faisions corps.

On déplie les jambes parfois douloureuses, on s’ébroue, le temps est ralenti, on comprend que l’on est à bon port, entourés d’autres concurrents fatigués et heureux et de bateaux posés çà et là, réchauffé par le soleil du midi. On discute avec ceux qui sont autour, on échange nos impressions et parfois nos déceptions, on accueille les suivants. Et là, bien usés, bien mouillés, il faut encore ramener le bateau au camion. Thierry, ils sont ou les camions ? Derrière les tennis, à 400 mètres le long des quais. 40 mètres à se frayer un passage entre badauds et bateaux, l’embarcation qui appuie sur l’épaule ou qui tire sur les bras, comme un balancier inerte et pesant. Enfin le camion est en vue, on dépose délicatement notre ami en carbone-Kevlar sur la remorque, on sort les affaires de rechange, on s’extirpe des couches plus ou moins humides qui nous ont protégées pendant la descente, le plus dur à chaque fois étant d’enlever les chaussons néoprène qui collent aux pieds. Presque nus derrière à l’abri des portes du fourgon, un peu ankylosé, on s’essuie doucement avec la serviette, et se débarrassant de l’humidité qui nous imprégnait le corps, la peau sèche et redeviens sensible au petit souffle d’air chaud qui remonte les gorges en ce milieu d’après-midi, il est bientôt 15 heures. Rhabillés et ragaillardis, on retourne au milieu de la foule échanger un ticket repas reçu dès notre arrivée, contre un panier repas qui contient un sandwich rempli de légumes qu’il fait bon de croquer, assis sur les quais, en repensant aux passages difficiles que l’on a surmontés. D’autres arrivent encore, le cercle s’agrandi, et chacun raconte son histoire, ses anecdotes : eh tu l’as vu la pointe du bateau de descente rouge qui émergeait de la rivière ? eh, je me suis fait tasser par un fou furieux contre la paroi ! bon, finalement il n’y avait pas assez de seuils à franchir ; heureusement qu’un concurrent m’a aidé à regagner la berge ; on pensait que ta vitesse était plus élevée sinon nous ne t’aurions pas percuté, et ainsi de suite, presque à l’infini, autant de bateaux, autant d’histoires. A la surprise générale, une petite nouvelle, nous l’appellerons la comtesse de Ségur pour ne pas rajouter à ses malheurs, la petite nouvelle nous dit qu’elle n’a pas vu l’arche à Pont d’Arc, un peu comme si une touriste chinoise après une traversée de Paris en bateau mouche disait qu’elle n’a pas aperçu la tour Eiffel. A sa décharge, elle et son pilote pourtant émérite se sont empalés au fameux passage du Charlemagne, et ont baignés. Une expérience qui peut être assez traumatisante pour une première descente de l’Ardèche. Ambre, qui après 2h45 d’efforts fini deuxième dans sa catégorie (paddle) nous raconte qu’elle a arrêté de compter les fois ou elle était tombée à l’eau, alors qu’un certain « Mulder », ainsi dénommé suite à une vague ressemblance avec un acteur de série B, nous fait croire qu’il n’aurait posé qu’une fois le genou sur sa planche. Carrément aux frontières du réel !

Kevin et Gabriel plus modeste se contente d’apprécier cette expérience nouvelle pour eux qui sont plus habitué aux plans d’eau, Annick et Bruno, en routier confirmés, sont arrivés sans encombre en un temps record au regard de leur grand âge, Paul sur sa fusée effilée aura bouclé les 34 km à peine moins de 30 minutes après l’arrivée du premier, un K2, Julien à traversé sans broncher, et une baignade, toutes les difficultés sur son wavehopper, les autres K2 étant échelonnés au gré de la compétence ou des petits travers de leur équipage : Nathalie a eu beaucoup de mal à faire abandonner le buffet du ravitaillement à Christophe, Vincent et Patrice ont visité le barrage en aval du départ et raté ce dernier, quand à Samuel et Nadine, ils ont bien profité de la rivière en y passant un maximum de temps.

A St Martin sur Ardèche, sur les quais ensoleillés, il y a aussi des exposants de matériels, des artisans qui proposent de la charcuterie, des kiwis, des noix, du miel, des bougies et d’autres produits locaux. On déambule alors entre les petits étals, on goute un bout de fromage de vache, un morceau de saucisson aux cèpes, on retrouve des amis pour aller boire une bière, on mange un beignet frit avec une tranche de pomme.

Retour vers 16 heures aux camions, on ramène les derniers bateaux, et là commence le ballet des sangles et des suspensions, nos amis flottants doivent être arrimés dans les règles de l’art pour éviter tout heurt, toute contusion lors du voyage retour. Malheureusement, les experts qui officient autour des remorques, Patrick, Bruno, Thierry, n’ont pas tous les mêmes règles en la matière, mais, chacun faisant preuve de résilience pour respecter le savoir de l’autre, un consensus est généralement trouvé. Patrice et Vincent, ayant voulu bruler les étapes, leur bateau, un K2 mer jaune se trouve trop avancé et bloque l’ouverture des portes arrière du fourgon. Après un petit rappel à l’ordre ferme mais néanmoins amical, ils défont leurs sangles et repositionne le bateau.

La caravane peut alors s’élancer vers Vallon pont d’arc. Un véhicule a choisi de prendre la route des gorges, qui serpente en hauteur. Cette route est parsemée de belvédère offrant de magnifiques vues sur les gorges au soleil couchant. Celui du balcon du canyon des templiers est l’un des plus remarquable, car il permet de voir une boucle complète de la rivière s’enroulant entre les falaises de calcaire de la Madeleine, enserrant une large langue pierreuse et forestière au sommet de laquelle se dresse les ruines de la Maladerie (un toponyme frauduleux selon le Dauphiné Libéré) des templiers. Il s’agit en fait d’un monastère dont la construction a commencé au 11 ième siècle et qui a été abandonné au 14 ième.

La lumière du jour décroit, le temps s’étire encore, pour prolonger une journée mémorable, dans un écrin géologique exceptionnel. Retour au bercail, le CREPS, et à la réalité, il faut étendre les affaires détrempées avant que les odeurs émanant des processus de fermentation ne soit émises, et filer ensuite sous la douche chaude, la récompense qui gomme en partie les petites douleurs et la fatigue.

Les douleurs, Patrick semble en être perclus, lui plutôt habitué aux courtes distances. Il a les mains pleines d’ampoules, et les jambes n’ont guère l’air d’aller mieux. Heureusement, entre deux évacuations par hélicoptère à St Martin d’un ou deux naufragés, il s’est fait prodigués moultes soins par les secouristes qui ont désinfectés les plaies. Il devrait survivre ! Vers 19 heures, de petits groupes affluent vers le hall de l’organisation pour la remise des prix et le repas de clôture. Quand nous arrivons, Sandrine, Stéphane et Mulder nous ont réservé des places à la longue tablée de club, table achalandée de bon pain et de pâtés achetés en chemin. Les bières blondes et ambrées circulent. Le repas saucisses/lentilles, typique de la région, est englouti avec bonheur, voire avidité, mais l’espèce de flan à la châtaigne est un peu indigeste. Le concert qui s’en suit, donné par le groupe local RN102, commence avec une chanson de Jean Louis Aubert, et d’autres morceaux plutôt rock. Certains vont voir et acheter des photos qui ont été prise pendant la course, les avis sont unanimes, nous avons tous l’air assez crispés sur nos pagaies. Vers 10 heures, l’estomac plein, la tête encore remplie d’images de cette belle journée, il est temps de rentrer se coucher, d’autres prolongeront la soirée.

Le 11 Novembre, chambre 11, le réveil sonne à 7h30. Vincent se réveille et dit à Patrice qu’il a eu l’impression de dormir avec un ours polaire, rapport aux ronflements. L’occupant de la mezzanine, un compagnon nocturne silencieux, lui fait alors remarquer que l’ours polaire devait dormir dans la tanière du Yéti. L’expression consacrée dans ce cas étant : c’est l’hôpital qui se fout de la charité. Dernier petit déjeuner, quelques mines sont tirées.8h30, chargement des sacs, derniers ajustements des sangles, on fête l’anniversaire de Stéphane sur le parking. Un dernier regard envieux aux magnifiques bateaux de descente de l’équipe nationale Tchèque qui était en stage et qui ont aussi fait la course, et à 9h15 le convoi s’élance à nouveau, Vallon est encore endormi, la noria des camions et bateaux de la veille a disparu comme par magie.

Remontée de l’Ardèche, quelqu’un aperçoit une buse, c’est un milan en fait, il a la queue en V et non en éventail. Un bouchon nous retarde dans le village de Thueyts, c’est la fête de la patate que viennent chercher les locaux avec leurs pick up.

La montée continue, avec ses paysages rocailleux et les couleurs de l’automne, nous passons le col de la Chavade (1266 mètres), et nous nous arrêtons un peu plus loin, à Lanarce pour faire des emplettes alimentaires (charcuteries et fromages locaux). 12h30, arrêt pique-nique sur une aire ouverte à tout vent, il ne fait pas chaud. Julien ouvre un fromage à l’Artisou, nom local des acariens qui sont appliqués sur le fromage lors de l’affinage pour en développer la coûte et la saveur. Julien est dépité, il est allergique aux acariens. Nous offrons alors à Samuel et Thierry, pour services rendus à la collectivité, un assortiment fromages/saucisses sèches, achetés avec la participation de chacun. Il semble bien que la générosité appelle la générosité.

17h30, après une traversée du Limousin et de la Sologne sous la pluie, nous arrivons à Olivet, sur la piste cyclable qui longe notre route nous apercevons Thomas et sa famille en vélo. Ile Charlemagne, rangement des bateaux, déchargements des sacs, un coup de balayette dans les camions, chacun récupère son paquetage, les chauffeurs viennent récupérer les aventuriers de l’arche du Pont d’Arc, la nuit est tombée, rendez-vous pour la 41ième édition.

Résultats pour le marathon (34 km) :  
 

Résultats pour le Art’River paddle (27 km) :  
 

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Publié le 14/11/2024 21:36:09 par

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